COLLIOURE


PÁGINA WEB DE LA FUNDACIÓN FAM DE COLLIOURE:

FONDATION ANTONIO MACHADO DE COLLIOURE


80 Aniversario de la muerte de Antonio Machado

1939-2019

El Presidente del Gobierno de España, D. Pedro Sánchez, rinde homenaje al exilio en Collioure

D. Pedro Sánchez, Presidente del Gobierno de España, deposita junto a Joêlle Santa-García y el alcalde de Collioure, Señor Maynard, Ex-alcalde, Señor Molly y diversas autoridades españolas y francesas, una corona de flores ante la tumba de Antonio Machado en el cementerio de Collioure. 24 de febrero de 2019


Manuel Álvarez Machado, hijo de Leonor Machado, sobrina de Antonio Machado, y Presidente de Honor de la Fundación Española Antonio Machado, a la izquierda, junto al alcalde de Collioure, Señor Maynard, Joëlle Santa-García, Presidenta de la FAM de Collioure y el Presidente del Gobierno de España, Señor Sánchez. 
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2007: Viaje organizado por la EOI de Soria


77 Aniversario (1939-2016)


COLLIOURE

"Yo voy soñando caminos..."


"A un olmo seco", Serrat.

"Proverbios y cantares", Paco Ibáñez. Olympia Paris. 

Tus ojos me recuerdan, Paco Ibáñez

Con Leonor Machado y Monique Alonso en Collioure

Collioure es un pequeño municipio francés, recogido junto al mediterráneo catalán, a tan sólo unos pasos, como escribiría el poeta, de los colosos milenarios de rocosa y alba testa, con castillo (Royal), puerto, iglesia (Notre Dame des Anges), ermita (Notre Dame de Consolation), un molino del siglo XIV, el Fort Saint Elme, calles estrechas, apiñadas en cuesta y bordeadas por casas de todos los colores, como los de las pequeñas embarcaciones que utiliza todavía para salir al mar la última generación de sus pescadores. No tiene ni siquiera 3000 habitantes, pero su presupuesto, en palabras de su ex alcalde, Michel Moly, supera el de una ciudad de 30.000. El turismo, sobre todo en verano, el comercio del vino, elaborado con esmero desde las mismas plantaciones que ocupan las laderas de sus colinas circundantes, la pesca, los servicios, etc., siguen convirtiendo a esta pequeña villa costera en un rincón privilegiado del Roussillon francés.

Casa Quintana, donde murió Antonio Machado

Leyenda del fauvisme, gracias a Henri Matisse, Collioure (“el cielo más azul de Francia”, diría el pintor), que pervive como escenario para el encuentro de artistas de todos los campos, amantes del color, la luz, el contacto visual y sentimental con el mar, posee además, silenciosa, la piedra bajo la cual duerme, a decir de todos, el poeta español, Antonio Machado. Ese sevillano que, entre 1907 y 1912, implantara en Soria el sistema pedagógico de la Institución Libre de Enseñanza: el diálogo socrático con los alumnos sorianos.

Tan sencilla como su vida, la tumba del poeta es visitada, día tras día, por cientos de mujeres y de hombres, jóvenes y viejos, venidos del mundo entero, con sus lenguas y sus culturas, para efectuar un alto emocionado y respetuoso ante el símbolo permanente de uno de los intelectuales más brillantes y comprometidos de la España del siglo XX, y que tuvo siempre a Soria como su “patria ideal.”


Poema al pie de la tumba de Machado y su madre.

Collioure, Francia, están, desde el 20 de febrero de 1994, hermanadas con Soria, España. Y de ese abrazo histórico sigue surgiendo “el himno profundo de los hombres de Francia o de España”, como escribiría Louis Aragon. Collioure y Soria, Antonio Machado y Leonor Izquierdo, son otras tantas Compostelas europeas para los cientos de amantes de la cultura, cuyos pueblos no se han avergonzado nunca de seguir considerando al poeta como a uno más de sus paisanos. 

Libro de Jacques Issorel


Último Viaje. Úntimo Verso de Antonio Machado
Jacques Issorel 

PRIX DES COLLÉGIENS ET DES LYCÉENS 
FAM COLLIOURE, 2019


PRIX DES COLLÉGIENS
Anna Teixidó y Flora Mevière, 
Collège Pompeu Fabra (Le Soler, France)



 Acto de entrega de Premios




PRIX D’ECRITURE DES LYCEENS DE LA FONDATION ANTONIO MACHADO DE
COLLIOURE


PREMIER PRIX  2O19


            GRACE LONDRES    LYCEE ARAGO   PERPIGNAN

Barcelone 21/01/1939

Tout commença avec la vue. Je me suis réveillé un jour et la fresque colorée sur mon mur me semblait avoir perdu l’éclat qu’elle avait eu la veille. Les émotions vives qu’exprimaient les différentes nuances s’étaient ternies jusqu’à n’être qu’un détail négligeable. Au début, j’y ai peu prêté attention; C’est juste mon imagination, m’étais-je dit. Mais ça ne l’était pas. Et ça n’a fait qu’empirer. Un mois plus tard, ma vue était devenue si floue que l’on pouvait officiellement me considérer aveugle. Je n’avais pas saisi l’importance de pouvoir voir jusqu’à ce que je ne puisse plus le faire.
C’était le début.

Les autres s’étaient si vite éteints que je ne l’ai réalisé que trop tard. C’est sans surprise que l’odorat et le goût m’avaient lâché en même temps. Je ne savourerai plus les épices dans les plats mexicains de ma mère, et ne sentirai plus l’air salé des matinées hivernales au bord de mer. Chaque bouchée sera ingérée par pure nécessité. Aucun jugement ne sera fait à propos des qualités et défauts de son goût. Je m’étais dit que j’allais juste devoir apprendre à vivre avec.

Ensuite, ça a été l’ouïe. Elle n’est pas partie d’un coup; ça a été progressif. Elle a pris un peu plus de temps que la vue, et ça n’a fait que prolonger la douleur: Je ne jouerai plus jamais au piano, ni n’écouterai la radio, le volume à fond. Plus de chansons ni de mélodies. Plus rien. Le monde continuait de tourner sans moi, mais je recevais peu de ses nouvelles. Démuni et désorienté, je ne pouvais plus rien faire par moi-même; la plupart du temps, je ne savais pas où je me trouvais, ni si quelqu’un d’autre était dans la pièce. Perdant le goût de la vie, j’avais souvent fait le choix de me réfugier dans mes propres pensées, ignorant le monde duquel j’étais si cruellement isolé. Mes proches restaient toujours à mes côtés. Incapables de communiquer avec moi par la parole, ils avaient patiemment traduit leurs mots en douces caresses, tendres baisés et fermes étreintes. Je leur étais reconnaissant de leurs efforts, mais je me sentais comme un fardeau qu’ils refusaient de lâcher. Cependant, ils ne m’ont jamais abandonné, même lors de mes pires journées, lors desquelles je frappais, et criais, et pleurais pendant des heures. L’unique chose à laquelle je pouvais penser était à quel point je voulais que tout se termine. Je priais qu’une divinité miséricordieuse mette fin à mon tourment. Ma vie n’était plus que souffrance. Souffrance pour moi ; souffrance pour tout le monde autour de moi. Mais aucun dieu n’eut pitié de moi. Et alors que ces idées noires m’envahissaient, mon corps devenait ma prison et mon cerveau, mon geôlier.

C’est tragique combien les choses paraissent insignifiantes jusqu’à ce qu’on les perde.
Lorsque je perds finalement mon sens du toucher, c’est comme si mon dernier souffle m’échappe. Je ne sens plus le lit. Ni la main que je tenais quand je me suis endormi. Est-ce que je cris? Est-ce que je pleure ? Est-ce que je respire, au moins? Je ne sais pas, et je ne le saurai plus jamais…
Maintenant complètement seul, j’erre, tel un fantôme, dans le vide de ma conscience embrumée, avec pour seule compagnie les constantes horreurs que mon imagination me fournit.
Je n’ai aucune idée du temps qui passe; le temps perd sa signification quand on est incapable de témoigner de ses effets.
Alors, j’attends la fin.
J’attends encore…
Cauchemar, après cauchemar, après cauchemar, après...


Lectura de este texto en francés y en español (Madrid, 12 de junio de 2019)
por Emmanuel García Sana y César Ibáñez París